Quand l’immobilier monte, c’est le moment d’acheter avant qu’une maison ou un appartement devienne plus cher. Quand l’immobilier baisse, c’est le moment d’acheter parce que c’est moins cher qu’avant, etc. Les "professionnels" de l’immobilier ont toujours une bonne raison de vous dire que c’est le moment d’acheter puisque c’est ce qui les fait vivre.
Pourtant à la question "quand acheter en immobilier ?", la réponse n’est pas "toujours". Il existe des moments où acheter se révèle être un très bon investissement mais également des moments où acheter peut vous coûter très cher et/ou vous faire perdre de l’argent... Les montants en jeu représentent des années et des années de travail, il est donc primordial de faire les bons choix et de prendre le temps de la réflexion, surtout en immobilier.
Pour déterminer si un achat immobilier est intéressant, il faut tenir compte de votre situation, de vos projets professionnels et personnels. Ces éléments sont propres à chacun et sont indépendants de l’état de l’immobilier.
Ensuite, il faut tenir compte de l’état du marché immobilier : prix de l’immobilier, taux de crédit immobilier, coût d’une location, prêts aidés, etc. Autant de données importantes à prendre en compte pour déterminer son moyen de logement et son projet immobilier.
En fonction de tous ces critères, vous pourrez commencer par faire une comparaison entre l’achat immobilier ou la location. La location sort bien plus souvent gagnante que ce que l’on pourrait penser à priori. C’est notamment le cas lorsqu’on est encore en haut d’une bulle immobilière.
Le coût d’un achat immobilier est non négligeable et laisse moins de flexibilité et de liberté de déplacement à un propriétaire par rapport à un locataire, plus facilement mobile. Dans notre société actuelle, il est de plus en plus fréquemment recommandé de rester mobile, que ce soit pour suivre le marché du travail, pour réaliser des projets personnels, etc.
Quelque soit l’état du marché immobilier, il faut généralement rester plus de cinq ans dans sa résidence principale avant de commencer à gagner de l’argent par rapport aux coûts d’un même bien en location. Avec des prix immobiliers toujours très élevés, ce chiffre dépasse facilement les sept ans aujourd’hui.
Vous devez donc prendre en compte, avant tout calcul financier, la projection de ce que vous ferez dans 2 ans, dans 5 ans ou dans plus de 10 ans. Si vous pensez être appeler à déménager dans moins de cinq ans, oubliez immédiatement tout achat immobilier. Si vous prévoyez d’avoir un ou plusieurs enfants dans les années à venir, achetez un bien de surface assez grande pour accueillir le ou les nouveau(x) venu(s), etc. Beaucoup de jeunes couples se sont endettés sur 25 ans ou plus pour des appartements qui deviendront trop petits dès que la famille s’agrandira ; avec le krach immobilier en cours, le risque de negative equity est fort et un achat plus grande peut vite devenir irréalisable.
Avec la baisse des taux immobilier en 2009, les conditions pour emprunter se trouvent les plus intéressantes depuis plus de deux ans. Mais un taux bas ne garantit pas pour autant un coût de financement total d’un projet immobilier moins élevé. En effet, le taux d’intérêt du crédit immobilier n’influence qu’un peu le coût total d’un achat.
D’après LeMonde : "le prêt moyen, d’un montant de 180 200 euros, a été accordé au taux de 4,57 % sur 217 mois". Cela représente un coût d’emprunt d’environ 85 500 € (hors frais de dossier et d’assurance).
Une forte baisse des taux de prêts immobiliers à 3.57% permettrait de gagner environ 20 000 € sur le coût de l’emprunt. En revanche, une baisse des prix immobilier de 10% ferait gagner beaucoup plus. De plus, une si forte baisse des taux n’est que très peu envisageable, alors qu’une baisse des prix immobilier beaucoup plus importante est fort probable.
Si personne ne peut prédire quand les prix atteignent un point bas, les cycles longs de l’immobilier permettent de faire des projections à moyen terme et de définir, en fonction de votre situation personnelle, une période où l’achat vous sera le plus favorable. Pour un investissement locatif, seuls les critères financiers rentreront en compte, la situation personnelle n’ayant plus qu’un impact très limité.