Une bulle immobilière a éclaté à Paris en 1991. Les prix de l’immobilier ont chuté de 1991 à 1998 avant de repartir fortement à la hausse. Les cycles en immobilier ont toujours étés et seront toujours des cycles longs. Il est en effet plus difficile et plus long de vendre et d’acheter une maison ou un appartement qu’un titre en bourse ou que tout autre biens.
Il est intéressant de faire un parallèle entre le discours des professionnels de l’immobilier et des médias pendant cette chute de l’immobilier à Paris et les discours d’aujourd’hui, alors que la baisse de l’immobilier ne fait que commencer.
Cette comparaison peut facilement se faire grâce aux vidéos publiées sur le site "promariage.free.fr" qui montrent quelques extraits frappants de la communication en matière d’immobilier en France entre 1990 et 1994.
En voici quelques citations :
Conclusion : la vérité sur l’immobilier ne sort pas de la bouche des professionnels... Mettez systématiquement ce que vous entendez ou lisez en regard avec l’intérêt qu’à l’auteur à diffuser son message afin de mesurer son niveau d’objectivité.
Si vous remplacez le début de la chute des ventes et de la baisse des prix immobilier de 1991 par celles de 2008 vous obtenez les mêmes commentaires sur l’immobilier en 2009 que ceux que vous aviez en 1992 !
Si la crise immobilière de 1991 a touché principalement Paris et la Côte d’Azur, la crise immobilière actuelle touche toutes les régions de France puisque ce coup-ci les prix se sont envolés partout. Il faut donc s’attendre à entendre encore pendant quelques années de fausses reprises de l’immobilier, des frémissements à chaque printemps, des meilleurs moments pour acheter, etc. et cela sur l’ensemble du territoire français.
Contrairement aux chiffres immobilier publiés par les agences immobilières ou tous autres personnes vivant de l’immobilier, qui ne peuvent pas être non orientés, il existe de nombreux indicateurs qui permettent de sentir dans quel sens le vent tourne pour l’immobilier.
Le tunnel de Friggit est bien entendu le plus révélateur et le plus connu. Mais il existe également d’autres indicateurs jugés comme fiables. Par exemple, l’évolution des droits de mutation ou le volume de production de crédit immobilier sont deux indicateurs fiables qui permettent de se faire une idée des volumes d’argent qui transitent sur le marché immobilier.
Pour allez plus loin, vous pouvez lire l’article de cotation-immobilière qui explique également d’une belle manière que le chant des professionnels de l’immobilier sonne faux...