Où en est le marché immobilier ? Quelles sont les tendances pour l'immobilier en 2013 ?
> Téléchargez gratuitement le guide de l'achat immobilier en 2013 !
L’intégration des dernières statistiques sur les prix de l’immobilier dans les courbes de Friggit de mars 2012 illustre le début de baisse en Province et l’accalmie de la hausse sur Paris. Le volume de transactions baisse, c’est généralement le signe avant coureur d’une prochaine diminution des prix. Retrouvez les dernières mises à jour des graphiques sur l’évolution du marché immobilier en France.
Mise à jour : retrouvez l’actualisation des courbes en mars 2013.
Les statistiques sur le marché immobilier au quatrième trimestre 2011 viennent d’être intégrées aux différentes courbes gérées par Mr Friggit. Ces chiffres correspondent aux compromis de vente signés entre le 1er juillet et le 30 septembre 2011. Il y a donc toujours un décalage de six mois entre la publication des données et la situation qu’elles représentent.
Sur le graphique principal, qui reprend l’évolution des prix des logements en France par rapport aux revenus, on constate deux éléments importants :
Le volume des transactions baisse. La courbe verte illustre l’évolution du montant total des transactions sur 12 mois glissants. En décembre 2011, cette courbe baisse déjà fortement. Les données pour janvier et février ne sont pas encore intégrées, car la méthode de collecte est en train d’évoluer (raccourcissement des délais de transmission). Lors de la prochaine mise à jour de cette courbe, la baisse devrait être beaucoup plus prononcée. En effet, en janvier 2012, les demandes de prêt immobilier ont baissé de 25.7 % par rapport à janvier 2011.
En moyenne générale, on remarque que la hausse des prix s’arrête (courbe noire stable). Nous verrons, sur le prochain graphique qu’il existe de fortes différences entre Paris et la Province.

Vous pouvez retrouver l’intégralité des travaux sur la page officielle de Jacques Friggit.
Nous avons vu dans notre article sur les dernières statistiques sur les prix données par les notaires qu’au 4ème trimestre 2011, les prix ont très légèrement augmenté à Paris et que les avant-contrats montraient qu’une baisse des prix aurait lieu au 1er trimestre 2012.
Seulement, la courbe pour l’Ile-de-France n’augmente quasiment plus. Cela signifie qu’en dehors de Paris intra-muros les prix des appartements et des maisons ont déjà commencé à baisser légèrement.
Mieux encore : en Province on assiste à un début de nouveau cycle de baisse des prix. Le marché a commencé à ralentir et à changer d’orientation à la fin de l’été 2011. Des baisses de prix plus franches ne seront donc visibles que dans les prochaines mises à jour de juin et de septembre 2012 :

En France, les prix des logements restent très loin du tunnel de Friggit en 2012. L’éclatement de la bulle immobilière française n’a pas encore eu lieu contrairement à ce qui se passe aux États-Unis et au Royaume-Uni.
Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous, les prix de l’immobilier aux États-Unis touchent le bas de leur tunnel et continuent à descendre.
Pour le Royaume-Uni, après avoir vu un rebond des prix comme en France en 2010, les prix sont fortement repartis à la baisse également. Le point bas atteint en 2009 est largement dépassé. Cependant, les prix des logements anglais sont encore assez loin de leur retour dans le tunnel :

Nous saurons dans quelques trimestres si en France aussi le point bas de 2009 sera bientôt franchi ou non...
Les loyers ont augmenté de 1.6 % en 2011. On voit donc la courbe de l’évolution des loyers par rapport aux revenus repartir en légère hausse.
Néanmoins, vous pouvez constater que la situation sur les loyers est loin d’être aussi dramatique que celle sur les prix d’achat :

Le principal argument des professionnels pour annoncer que les prix de l’immobilier ne pourront pas baisser fortement est la pénurie de logements. Or, si c’était réellement le manque de logements qui avait fait exploser les prix, pourquoi le coût des loyers n’a pas suivi une telle hausse ?
Il a déjà été démontré que le nombre de logements par rapport aux besoins de la population ne pouvait en rien expliquer une telle augmentation des prix. Pour cela vous pouvez lire l’article : "Quelles sont les causes réelles de la flambée des prix des logements en France ?".
Cet écart aussi important entre les loyers et les prix est ce qui symbolise le plus cette bulle immobilière française.
Le retournement de tendance qui s’est produit entre le 1er semestre 2011 et le second semestre 2011 commence à se visualiser sur ces graphiques. C’est dans des périodes comme celle-là (phase de changement d’orientation) qu’il est très préjudiciable que les statistiques des notaires aient six mois de retard avec ce qui se passe actuellement sur le terrain...
Le nombre de transactions est attendu en forte baisse pour 2012. Les différents pronostics font état de -10 à -20 % par rapport à 2011 qui avait été une assez bonne année. Quant aux prix, ils sont également attendus en baisse pour différentes raisons, comme vous avez pu le voir dans nos tendances pour l’immobilier en 2013.
Mise à jour : une version plus récente de nos commentaires est disponible ici.
Pour rester informé des prochaines informations sur les prix de l’immobilier, abonnez-vous :
Pour aller plus loin :
Apprenez que les notaires s’attendent à des baisses des prix de 5 à 10 % en 2013 pour l’Ile-de-France.
Consultez toutes les prévisions de baisse des prix pour 2013.
Posez-vous ces 25 questions avant d’acheter un appartement.
Retrouvez toutes les actualités de l’immobilier.
VOUS aussi vous POUVEZ réduire de 20 % le coût de votre financement immobilier !
> Voici comment dès aujourd'hui vous serez en possession d'un plan redoutablement efficace !
Rechercher sur Immobilier-danger.com :