Le volume de ventes immobilières cumulé sur 12 mois continue de remonter avec les chiffres du mois de juin 2010. On est encore loin des volumes de transactions enregistrés ces 10 dernières années mais le marché n’est plus complètement grippé.
Le rebond des prix de l’immobilier sur l’ensemble de la France est bien visible sur la courbe de Friggit, mise à jour en ce début juillet 2010 :

Si l’immobilier à Paris subit une très forte augmentation ces derniers mois, la hausse sur la courbe de Friggit s’explique aussi par des augmentations de prix dans différentes villes de Province ou d’Ile-de-France.
Il est difficile de voir à quel point les prix ont, en moyenne, augmenté en Province car les courbes par zone géographique n’ont pas toutes été mises à jour. En effet, il manque la valeur au premier trimestre 2010 pour la Province :

Sur la comparaison internationale des courbes de Friggit, on constate en juillet 2010 que l’évolution est similaire en France et en Angleterre :

Par contre, la courbe de Friggit des USA continue de descendre. Elle est largement redescendue dans le tunnel de Friggit et pourtant il n’y a aucun signe, aux États-Unis, d’inversion de tendance pour l’immobilier.
La première conséquence de cette nouvelle hausse des prix est une diminution du pouvoir d’achat immobilier. Celui-ci était pourtant resté à des niveaux extrêmement bas :

Si la bulle immobilière repart, il ne faudra pas longtemps avant que le marché se bloque à nouveau. Les difficultés pour les Français à acheter de l’immobilier vont s’accentuer si les prix augmentent à nouveau.
Or il n’y a plus beaucoup de moyen de resolvabiliser une large partie de la population : les taux d’emprunt sont déjà très bas, le gouvernement vise des réductions d’aides au logement, le taux de chômage continue d’augmenter et les mesures des plans de rigueur vont venir diminuer encore plus la capacité d’achat des ménages.