Les chiffres des notaires pour le 4e trimestre 2009 montrent une augmentation des prix des maisons et des appartements en France. La courbe des prix par rapport aux revenus de Jacques Friggit met bien en évidence cette hausse des prix.
En effet, voici les courbes de Friggit de mars 2010 :

On constatera également que le montant des transactions continue à augmenter même si le niveau global reste très bas. Si la hausse des prix observée se poursuit, il ne fait aucun doute que le nombre de transactions baisserait de nouveau, ce qui serait catastrophique pour tous les professionnels de l’immobilier.
Les courbes par secteur géographique nous montrent que la hausse des prix n’est pas seulement localisée à Paris et en Ile-de-France. Si on enlève l’Ile-de-France, le rebond des prix des logements est toujours présent.
Cependant, le rebond des prix est plus marqué à Paris, un peu moins en Ile-de-France et beaucoup moins en Province comme nous le montre ce graphique actualisé en ce début mars 2010 :

Jacques Friggit compare également l’évolution en France des prix des logements par rapport aux revenus avec l’évolution des prix dans d’autres pays tels que l’Angleterre ou les États-Unis.
Les prix des maisons et des appartements aux États-Unis reviennent depuis peu dans le tunnel de Friggit. Si la crise immobilière américaine est loin d’être finie, les prix sont néanmoins redescendus à des niveaux bien plus abordables.
En Angleterre, on a observé il y a quelques mois, comme en France aujourd’hui, un rebond des prix mais ce rebond n’a pas été confirmé dans le temps :

C’est la question que tout le monde se pose. Cela signifie-t-il que la baisse des prix de l’immobilier est finie ? Les prix vont-ils se remettre à augmenter dans la durée ?
L’analyse des paramètres qui font évoluer les prix des appartements et des maisons que nous avons effectuée dans l’article Friggit février 2010 : ce n’est pas le moment d’acheter de l’immobilier montre bien qu’il n’y a aucune raison pour que les prix continuent d’augmenter.
La forte baisse des taux de crédit et les nombreuses aides gouvernementales ont permis de donner un sacré coup de pouce au budget des acquéreurs et donc de maintenir artificiellement les prix élevés. Néanmoins, même si les taux peuvent encore descendre de quelques points, nous ne sommes pas loin d’un point bas. De la même manière l’État aura de grandes difficultés à conserver autant d’aides pour le secteur immobilier.
Les taux de crédit immobilier ne s’envoleront pas du jour au lendemain, de même pour les subventions de l’État, ce rebond peut donc se poursuivre sur quelques mois mais pas plus.
La présence d’une bulle immobilière en France n’est plus à démontrer. Un graphique décrit les différentes étapes de formation d’une bulle spéculative et les différentes phases de dégonflement d’une bulle. Il se pourrait bien que nous attaquions la phase de Return to "normal"...
