Que ce soit pour votre projet immobilier ou pour votre veille sur le secteur, il est toujours utile de s’informer sur les dernières actualités du marché immobilier. Voici les informations et les chiffres à retenir pour l’immobilier en février 2021. Nous allons parler ce mois-ci de la baisse des prix à Paris, de l’évolution des taux de prêt immobilier en 2021, du prix de l’assurance habitation en France ou encore des mauvais chiffres de la construction de logements en 2020.

immobilier février 2021

Baisse symbolique des prix de l’immobilier à Paris

Une fois n’est pas coutume, les prix de l’immobilier baissent à Paris sur ces derniers mois. En effet, les notaires de Paris anticipent une baisse de 1.7 % du prix du mètre carré d’un appartement ancien à Paris pour fin février 2021 d’après les avants-contrats par rapport à un pic des prix situés en novembre 2020. Le prix du mètre carré parisien revient ainsi à 10 700 €.

Sur un an, les prix des logements à Paris augmentent toujours (+3.4 %) en février 2021, mais moins vite que dans toute l’Ile-de-France (+3.6 %). C’est la première fois depuis 2013 que cela se produit d’après les notaires de Paris – Ile-de-France.

Il faut dire que la chute du nombre de transactions à Paris (-18 %) en novembre 2020 par rapport à il y a un an est bien plus forte que les -4 % observés sur la France entière sur la même période.

Taux de crédit immobilier en février 2021

Les taux de prêt immobilier continuent de se rapprocher des meilleurs taux historiques observés fin 2019. Même si le taux d’intérêt moyen est stable à 1.17 % sur les crédits souscrits en janvier, on peut voir que les moyennes baissent toutes de 2 à 3 points de base sur les durées types (15 ans, 20 ans, 25 ans). C’est ce que nous apprennent les statistiques de l’observatoire Crédit Logement CSA publiées le 2 février 2021.

Cela vient compléter notre article complet sur les taux de crédit immobilier en février 2021 publié il y a quelques jours où nous avons fait un point détaillé sur les dernières actualités pour le taux immobilier, un comparatif des taux d’emprunt moyens ainsi que diffuser de nombreux conseils pour obtenir un meilleur prêt immobilier en 2021.

C’est donc un excellent moment pour emprunter pour un achat immobilier pour ceux qui ont la chance d’avoir un emploi stable (idéalement en CDI ou fonctionnaire) et dans un secteur qui n’est pas trop touché par la crise sanitaire provoquée par le Covid-19.

C’est également l’occasion pour ceux qui ont un crédit immobilier avec un taux bien plus élevé que les niveaux actuels d’étudier les bénéfices que peut apporter un rachat de crédit immobilier ou une renégociation de prêt. Il y a de belles économies à faire en tentant de faire diminuer son taux pour la suite de son remboursement.

Chute de la production de crédit immobilier

Confinements, crise économique, hausse temporaire des taux, critères restrictifs du HCSF, etc. : de nombreux facteurs sont venus impacter négativement le marché du crédit immobilier en 2020. Cela se ressent fortement sur l’évolution de la  production de crédit immobilier sur 12 mois glissants dont voici le graphique :

évolution de la production de prêt immobilier en février 2021

Il faut remonter au 1er semestre 2015 pour retrouver un niveau aussi bas. Les contraintes du HCSF imposées aux banques, notamment les difficultés pour emprunter sans apport ou pour dépasser le taux d’endettement maximum de 33 % ont également joué un rôle important. Les refus de prêt ont explosé en 2020. Cela devrait aller progressivement mieux en 2021 avec notamment un taux d’endettement dont le plafond a été remonté à 35 % (voir les critères pour un crédit immobilier en 2021).

La cotisation d’assurance emprunteur inclus dans le taux d’endettement

Dans le courant du mois de janvier 2021, le HCSF a précisé des ajustements sur le calcul du taux d’endettement. Ainsi, si son plafond augmenté à 35 % en 2021 contre 33 % en 2020 semblait une bonne nouvelle pour l’emprunteur, la réalité est moins intéressante.

En effet, il faudra désormais ajouter obligatoirement le prix de la cotisation d’assurance de prêt immobilier à vos mensualités de crédit pour les comparer à vos revenus et vérifier que votre endettement est soutenable à long terme.

Prenons un exemple simple, un emprunteur avec 2 100 € de revenus nets et une mensualité de crédit immobilier de 700 € par mois (33 % du salaire) ne pourra pas dépasser un prix de 35 € d’assurance de prêt par mois pour respecter cette nouvelle limite de 35 % de taux d’endettement maximum. Et cela sans n’avoir aucun autre crédit possible pour cette personne.

Plus que jamais, il est donc indispensable de négocier un meilleur taux d’assurance de prêt immobilier en comparant les offres du marché et en dénichant la meilleure offre possible pour votre situation personnelle (âge, profession, état de santé, etc.). N’hésitez pas à utiliser notre comparateur d’assurance emprunteur pour cela.

Assurance habitation : 160 € par an en moyenne mais fortes disparités

En matière d’assurance habitation, les Français payent en moyenne 2.3 € par m² et par an. Ce qui représente environ 160 € à l’année pour assurer son logement. C’est ce que révèle une étude du comparateur LeLynx. Ces moyennes cachent de fortes disparités entre tous les Français. Le type de bien immobilier (maison ou appartement), sa superficie mais surtout son secteur géographique vont fortement jouer sur le prix d’une assurance habitation.

C’est par exemple à Paris que le prix est le plus élevé avec 3.3 € par mètre carré et par an. Parmi les autres villes où assurer sa maison ou son appartement coûte cher on peut citer Nice (2.9 € / m² / an) ou Marseille (2.8 € / m²/ an). Pour assurer son habitation plus facilement, il faudra se tourner vers des villes comme Nantes (2 € du mètre carré) ou Strasbourg (2.2 € du m²).

Cela va également dépendre du statut de l’habitant, une assurance habitation propriétaire sera plus couteuse qu’une pour un locataire.

Construction de logements : les mauvais chiffres de 2020

Comme l’on pouvait s’y attendre après une année marquée par des confinements et de fortes difficultés pour faire avancer les chantiers, les chiffres de la construction de logements en France sont très mauvais pour 2020.

évolution des constructions de logements en France

Depuis un pic observé en 2017, on observe une diminution globale progressive des autorisations de construction de logements en France. Comme vous pouvez le voir sur le graphique du nombre de logements autorisés cumulés sur 12 mois glissants ci-dessus, nous sommes revenus à des niveaux similaires au point bas observé en 2015.

La situation s’est un peu améliorée sur la fin de l’année 2020, mais le ministère de la transition écologique qui publie ces données, note que le 4ème trimestre 2020 est encore en retrait de 10.1 % par rapport à la période d’avant le premier confinement (décembre 2019 à février 2020) au niveau du nombre de logements autorisés à la construction.

En 2020, une autorisation de construction a été délivrée pour 381 600 logements (-14.7 % par rapport à 2019) et 376 700 logements ont été mis en chantier (-6.9 % par rapport à 2019).

Les endroits où la construction baisse le plus est en Corse (-35 %), en Ile-de-France (-25 %), en PACA (-25 %).